bon, comme on me l'a fait très justement remarqué...
l'image etait un peu trop petite, alors voilà une version plus jolie et plus nette...
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bon, comme on me l'a fait très justement remarqué...
l'image etait un peu trop petite, alors voilà une version plus jolie et plus nette...
[Allez, encore un effort, c'est l'avant dernier épisode]
Un bruit provenant d’en bas les interrompit. Un grésillement sourd précéda une voix métallique sortant d’une énorme enceinte. Tout en bas, pendu à son micro, le flic chargé des affaires compliquées s’adressait à eux. En bas, un silence religieux accompagnait les paroles du policier : « … il ne vous sera fait aucun mal… ». Peter et Marco écoutaient sans vraiment y croire, comme si les mots venaient d’ailleurs. « … Descendez maintenant par les ascenseurs. N’essayez pas de fuir, des hommes attendent en bas de la tour qui a déjà commencé à être évacuée… ». Les deux hommes se regardèrent, interloqués :
- Mais bon sang, de quoi ils parlent bordel ? s’insurgea Peter. Je ne suis pas un terroriste ou un putain de preneur d’otage. Je… j’ai juste sauvé la vie d’un mec… À moins que tu ne m’aies pas tout dit…
- Quoi ? que veux-tu que je te dise ?
- Je sais pas moi. Tu fais peut-être parti d’un groupuscule, ou bien pourquoi pas du gouvernement, un truc comme ça.
- Et me balancer dans le vide ferait parti de ma mission, c’est ça ? Tu deviens parano !
- J’en sais rien ! Je sais plus quoi penser avec tout ça. Je découvre brutalement que j’ai des… super-pouvoirs. Et l’instant d’après, je dois me rendre à la police. C’est un crime d’être différent ? Putain, tu vois, c’est exactement ce que je disais.
- Quoi ? qu’est-ce que tu disais ?
- Et bien, c’est simple. Ce qu’ils veulent, c’est me chopper pour voir qui je suis. Ce que je suis. M’observer, me disséquer. C’est toujours pareil dès qu’on est… différent. C’est fou j’aurais jamais cru prendre si rapidement le parti des minorités. Le monde change de gueule quand on n’est plus dans le même camp.
- Alors… justement. Sois leur porte-parole. Leur héraut !
- Le héraut super-héros ? Non merci. Je crois que ma première idée était la bonne. Je vais me tirer d’ici avant de devenir dingue.
- Un trait d’humour ou d’ironie. Tu ne sembles pas si dingue que ça. Et puis, si tu t’en vas…
- Si je m’en vais, quoi ? Tu ne vas pas me faire le couplet sur le gars qui abandonne ? Ca ne marchera pas avec moi.
- J’ai quand même du mal à te suivre. Je croyais que tu avais compris que ta vie avait changé. Que ton destin n’était plus le même.
- Excuse-moi, mais ce qui m’arrive ne rend pas forcément objectif. Et puis je ne crois pas au destin, désolé mec.
- Peu importe. Tu crois que si tu pars tout va s’arranger ? Que tout va rentrer dans l’ordre ?
- Et pourquoi pas ? Si ça se trouve, demain je vais me réveiller, et tout ça sera fini.
- Si ça se trouve oui… mais peut-être pas. Et à ce moment-là, quand tu réaliseras que tu es désormais différent. Que feras-tu ?
- Je verrais à ce moment-là. Mais là tout de suite, fuir me paraît une super bonne idée.
- OK. Alors si c’est ce que tu crois. Qu’attends-tu ?
- Très bien. J’y vais. »
Peter tourna les talons et se dirigea vers les ascenseurs. « Et merde… ils m’attendent en bas ces cons. » Derrière lui, une petite voix moqueuse lui souffla quelques mots : « Et alors, je croyais que tu savais voler. »
Peter se retourna, piqué au vif : « Je peux voler, c’est différent. Je sais même pas si je saurais le refaire. Tu as vu ce qui s’est passé quand j’ai juste essayé de courir. Et si je m’écrase comme une merde sur un camion de police ? »
Il regarda alors ses pieds, comme si eux seuls avaient la solution. Bien évidemment, rien ne se passa, pas même un murmure. Marco lui donna une réponse : « Essaye donc de prendre de l’altitude pour voir… »
Peter le regarda, un peu perdu. Puis il se ressaisit. Il prit une profonde respiration, se plaqua les bras le long du corps et puis leva les yeux vers le ciel.
Rien ne se produisit.
- Hey merde ! Tu vois, ça marche déjà plu, siffla Peter.
- Attend, tu ne vas pas t’arrêter au bout de quelques secondes ? C’est quoi cette mauvaise volonté ? Tout à l’heure, comment tu as fait ?
- Putain, je te l’ai déjà dit cent fois ! Je n’ai rien fait. C’est… je suis parti tout seul. Comme ça ! répliqua-t-il en claquant des doigts.
- Alors fait la même chose. Laisse ton corps décider.
- Comme si c’était… »
Il ne finit pas sa phrase. Tout d’un coup son corps lui parut plus… léger. Doucement, il baissa les yeux vers le sol, comme s’il avait peur de ce qu’il allait découvrir. Janus restait lui aussi muet. Ses pieds. Ils ne touchaient plus le sol. Il semblait en équilibre sur l’air, en lévitation à quelques centimètres du sol. Il regarda Marco et dit d’une voix tremblante :
- Putain, je… je vole mec ! J’y arrive… à nouveau.
- Bon sang, je… je ne sais pas quoi te dire…
- Y a rien à dire… mais, je me sens différent. »
Il se laissa aller, comme s’il ne voulait plus contrôler ce qui se passait. Son corps s’éleva encore un peu. La terrasse était désormais à quelques mètres en dessous de lui. Marco cru voir un sourire dément s’inscrire un instant sur son visage. Il écarta doucement les bras comme s’il cherchait un peu plus d’équilibre, cherchant à s’appuyer sur l’air. D’une certaine façon, il y parvint. Il était à présent immobile. Puis il se pencha doucement en avant jusqu’à ce que son corps se retrouve à l’horizontal. Il tendit doucement les bras devant lui, et bandant ses muscles, il se mit à avancer comme à tâtons dans le vide. À mesure qu’il se déplaçait dans les airs, il sentit monter au fond de lui comme un mélange de fierté et de puissance. Un sentiment qu’il n’avait jamais ressenti auparavant, sa vitesse augmentant en même temps que sa confiance. Il virevoltait à présent comme un oiseau décrivant de grands cercles au-dessus de la terrasse sous le regard plus qu’admiratif et ébahi de Marco, lui qui, il y a quelques heures à peine avait vu tout son monde s’écrouler. Il était désormais le premier témoin d’un événement hors du commun, bien plus que simplement exceptionnel. Probablement l’avènement d’une nouvelle ère. Enfin, si le principal intéressé décidait qu’il en soit ainsi. Marco, les pieds désormais bien rivés sur le sol de la terrasse ne quittait pas Peter des yeux. Ce dernier continuait de mettre à l’épreuve ses pouvoirs si soudainement révélés. À mesure qu’il prenait possession de ses moyens, il tentait des choses de plus en plus étonnantes. Des virages à angles droits, des accélérations vertigineuses, des courbes tendues. Puis soudain. Peter se figea dans le ciel. Il fixait un point à l’horizon. Il fondit tel un oiseau de proie sur Marco qui se raidit. Peter atterrit à quelques pas de lui : « Ils arrivent ! s’exclama-t-il alors.
- Quoi ? qui ca ?
- Les hélicoptères de la presse. »
Bonjour
pour les visiteurs (il y en a bien quelques uns), je vais essayer de faire de plus nombreuses mises à jour, et notamment lancer le strip battle bientôt
en attendant la suite et bientot la fin de l'homme qui...
Stay aware !
bdwalker
[la suite... en attendant une version BD...]
Marco se précipita vers lui, mais n’eut pas le temps d’arriver que l’homme était déjà debout en se frottant les tempes. Quand Janus arriva, il resta bouche bée. L’homme lui faisait face :
- Qu’est ce qu’il y a encore ? J’ai couru trop vite c’est ça ?
- Non… le… le…, balbutia Marco, comme sous le choc.
- Quoi ? le quoi ? »
Janus pointa d’un doigt tremblant le mur derrière l’homme. Ce dernier se retourna, intrigué. Ses yeux s’étrécirent alors devant ce qu’il découvrit : « mon dieu… » souffla-t-il alors, comme frappé par la foudre.
Un trou de plusieurs centimètres de profondeur apparaissait désormais à l’endroit exact où il avait percuté le mur. Des éclats de pierres jonchaient le sol et de nombreuses fissures lardaient la paroi tout autour de l’impact. L’homme se passa les mains sur le visage. À part quelques légères égratignures, il n’avait rien. Il ne ressentait pas la moindre douleur, pas même le plus léger picotement. La manche de son pull n’eut pas la même chance. Elle tombait en lambeaux. Il tituba et manqua de vaciller sur le sol en se prenant la tête à deux mains. Lui, si fort désormais, il avait pourtant l’impression que le monde s’écroulait autour de lui : « Mon dieu ! Mais qu’est ce qu’il m’arrive ! » hurla-t-il alors en défiant le ciel du regard.
Marco regardait la scène, abasourdi et muet. L’homme était complètement déboussolé à présent. Il tourna sur lui-même en gémissant avant de s’effondrer à genoux sur le sol. Il marmonnait comme pour lui-même : « Ce n’est qu’un cauchemar. Oui un horrible cauchemar et je vais me réveiller… ». Il ferma ses yeux à s’en fendre les paupières, mais quand il les rouvrit ce n’était que pour tomber sur le visage inquiet de Marco Janus. L’homme se redressa alors et sauta au cou de celui qu’il avait sauvé : « Toi ! Tout est de ta faute ! Si tu n’avais pas sauté, tout ça ne serait jamais arrivé ! Je vivais une vie normale et maintenant… ». Il relâcha sa prise. Janus s’écroula, à moitié étouffé. L’homme s’approcha du mur à nouveau et de rage décocha un coup de poing vengeur… qui s’enfonça dans le béton sans vraiment rencontrer de résistance. Il retira sa main du mur déchiré, regardant la scène avec un regard fou, partagé entre illusion et réalité.
En lisant dans ses yeux, on l’aurait dit presque blasé, mais ses gestes mal assurés témoignaient de sa peur. Il s’adossa au mur et se laissa glisser sur le sol :
- Alors… c’est vrai ? Je suis l’un de ces gars aux pouvoirs surnaturels ?
- Oui. Un super-héros.
- C’est pas possible. Comment cela a bien pu m’arriver ?
- Je ne sais pas… c’est arrivé. Un point c’est tout.
- On ne m’a pas demandé mon avis à moi…
- On ne nous demande jamais notre avis. Quel que soit ce qui nous arrive, bien ou mal.
- Ouais… mais… » Il s’arrêta. « c’est quoi au fait ton nom mec ?
- Marco. Et toi ?
- Je m’appelle Peter. Et, super-quelque-chose peut-être aussi.
- Alors, tu ne renonces plus ?
- Ai-je le choix ? Je veux dire, merde, tous ces trucs là, je vais devoir vivre avec.
- Apprendre à les utiliser aussi. Des tas de gens rêveraient d’avoir ce genre de pouvoir. Je veux dire, voler quoi !
- C’est parce qu’ils ne savent pas ce que c’est. Tout le monde veut la place du patron. Mais une fois qu’on y arrive, on se dit que finalement c’est peut-être pas si génial. Merde, tu as vu ce que j’ai fait à ce putain de mur ? C’est complètement dingue. Le coup de voler c’était déjà… Ouais, enfin c’est aussi dingue l’un comme l’autre.
- Tu réalises pas ?
- Parce que toi tu réalises peut être ?
- Différemment, oui. Je te dis, aujourd’hui j’ai pris conscience de trucs différents.
- Hey ! C’est bon, tu vas pas recommencer.
- Laisses-moi finir au moins. J’ai compris que lorsqu’on n’avait plus peur, les choses étaient plus faciles. On s’acceptait.
- Ouais, et se balancer dans le vide en faisait partie ?
- Je me suis laissé aller, et je suis tombé. Et de toute façon, toi tu ne risques pas ce genre de problème.
- Hey, attends. Je suis sûrement pas immortel tu vois. C’est même pire. Comment je vais savoir quels dangers je cours maintenant ? Et si je me prends une balle, ça me fait quoi ? Tu vois, je sais pas ce que c’est que ce truc ? Est-ce que c’est définitif ? combien de temps ça va durer ? Et puis, j’ai pas envie de faire le guignol en collant, et prendre des risques à la con. Je me sens pas de jouer les Superman. Et si on va dans ce sens-là, c’est quoi mon point faible… Nan, ça tient pas la route tout ça. Faut que je me barre loin d’ici, et que je laisse tomber ses conneries.
- Ah oui ? Mais tu crois qu’elles vont te laisser tomber, elles ? »
Peter se releva. Il s’avance un peu, jeta un coup d’œil au mur meurtri et s’approcha du bord. Il se frotta le menton avec la paume de sa main, l’air perplexe. En bas, les sirènes de police couvraient déjà les rumeurs de la foule. Des dizaines de flics s’activaient dans tous les sens, et préparaient déjà l’incontournable périmètre de sécurité. Mais pire que tout, les camions de la télévision s’agglutinaient déjà, déchargeant leurs bons petits soldats de la presse et de la liberté d’expression. Peter eu un petit rictus nerveux et se retourna vers Marco : « tiens, les vautours arrivent. Faut que je me prépare pour ma conférence de presse, tu crois ?
- Tiens, monsieur ironise. On dirait que le choc est passé ? railla Marco.
- Que veux-tu que je fasse ? que je me jette dans le vide ? Je suis pas sûr de pouvoir y rester, alors… »
Janus s’approcha lui aussi du bord. Sa chute récente ne l’avait pas vacciné, et à vrai dire il semblait ne pas être affecté le moins du monde par ce qui lui était arrivé, comme si cela n’avait été qu’un événement comme un autre. Il avait par contre l’impression d’avoir joué un rôle important dans ce qui se passait. Pas comme une victime ou un fou, mais comme un compagnon, un ami. Il posa une main sur l’épaule de Peter : « Alors qu’est-ce que tu vas faire, mon vieux ? »
Peter le regarda. Il n’était pas surpris, mais plutôt soulagé de ne pas être seul dans un moment pareil : « Ben, à vrai dire, je n’en sais trop rien. Tu sais, quand je vois ce que j’ai fait... je me dis, merde, c’est fou ce que je peux faire maintenant. Tout à l’heure j’étais… terrorisé, faut l’admettre. Et maintenant… ben…
- Tu n’as plus peur.
- Ouais. C’est ça. Putain, je vais vraiment commencer à croire que t’es un sage, mec. Je te connais même pas en plus.
- Ben, tu m’as sauvé la vie quand même.
- Ouais, enfin… c’est pas vraiment moi… c’est… mon corps qui a bougé tout seul. Après j’ai juste fini le boulot. J’allais quand même pas te relâcher une fois arrivé là-haut.
- Encore que… »
Bientôt sur BDwalker...
la première saison de votre nouvelle attraction ludique... Strip Battle !
Mais, euh... c'est quoi ca, Strip Battle ?
Strip Battle, c'est une petite joute entre dessineux sur un petit pitch pour lequel il faudra décliner un petit strip d'une ou deux lignes, le plus rapidement et le plus justement possible... tout en plaisant au (petit) public de BDwalker...
Vous vous sentez prêt à relever le défi ?
Alors soyez vigilant... Strip Battle, c'est pour très bientôt !
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